J'ai dévoré ce roman au mois d'août dernier. Ce n'était en fait que le second roman de Zola que je lisais. Il y a une dizaine d'années, j'avais lu Germinal.
J'étais curieuse de savoir comment fonctionnaient ces grands commerces à l'époque, qui en étaient à cette époque-là en pleine expansion. La vie de cette "fourmilière" y est extrêmement bien dépeinte. On y côtoie aussi bien la vie des petites mains, que celle des fortunés commerciaux, comme celle des clients richissimes, ou simples passants attirés par un déballage d'offres alléchantes.
Au fil des pages, nous voilà complètement immergés dans cette machine commerciale, peut-être pas si éloignée de ce qu'on peut voir toujours à notre époque actuelle. Les descriptions y sont nombreuses et très riches, si bien que nous arrivons parfaitement à visualiser les lieux, nous permettant de nous y balader les yeux fermés.
Pour ce roman, Zola s'est fortement inspiré du succès fulgurant du magasin le "Bon Marché", digne représentant du nouveau commerce de l'époque.
Site passionnant: http://expositions.bnf.fr/zola/bonheur/
Résumé: Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats, de faille ou de soie. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel tonnait une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace. Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Zola plonge le lecteur dans un bain de foule érotique. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.